Et si forcer le sommeil était justement ce qui l'éloigne ?
Le corps épuisé, et la tête qui refuse de suivre. Le plafond que tu connais par cœur. Ce coup d'œil au réveil — 3 h 12 — et le calcul anxieux des heures qu'il te reste.
Tu redoutes le soir avant même qu'il arrive. Tu traverses tes journées dans le brouillard. Et peut-être que ça dure depuis si longtemps que tu ne te souviens plus d'une vraie nuit. Souvent, l'insomnie marche main dans la main avec une anxiété qui ne s'arrête pas.
Et c'est peut-être là que tout se joue : plus tu essaies de t'endormir, plus tu te tiens éveillé.
Parce que l'insomnie n'est pas un interrupteur cassé. C'est souvent une part de toi qui veille — qui a appris, un jour, que baisser la garde n'était pas sûr, ou que la nuit était le seul moment vraiment à elle pour ressasser, anticiper. Elle te protège à sa manière, même si elle t'épuise.
La plupart des approches te promettent de « reprendre le contrôle de tes nuits ». Je te propose autre chose : comprendre ce que cette part surveille, et l'aider à se sentir assez en sécurité pour, enfin, se reposer elle aussi.
Aucune partie n'est l'ennemie.
L'hypnose éricksonienne est particulièrement adaptée ici : elle travaille justement sur ce relâchement que la volonté ne sait pas commander — on ne se force pas à dormir, on réapprend à se laisser aller. L'IFS permet d'entrer en dialogue avec cette part qui veille, sans la combattre, pour qu'elle accepte enfin de relâcher la surveillance la nuit venue. C'est le cœur de mon approche.
On avance au cabinet de Gatineau ou en visio, partout au Québec. Pour l'insomnie, la visio change peu de choses : le travail se fait depuis chez toi, là même où tu cherches à dormir.
Je ne te promets pas un sommeil parfait dès la première nuit, ni de « réparer » ton sommeil comme on répare une machine.
Ce que je peux t'offrir, c'est de rencontrer, sans jugement, cette part qui te tient éveillé — et de l'aider à se déposer. Un accompagnement sérieux, pour des personnes prêtes à s'y engager. Pas de tour de magie, pas de bouton « off ».
Beaucoup imaginent l'hypnose comme un endormissement où l'on « tombe », sans rien maîtriser. Ce n'est pas ça — et c'est rassurant quand on a justement un rapport difficile au sommeil. Tu restes présent, tu entends tout, et tu peux interrompre quand tu veux : c'est un état de détente attentive, pas une mise en sommeil forcée.
Apprendre à te laisser aller en restant en sécurité, dans la séance, c'est d'ailleurs une partie du travail qui se rejoue, ensuite, le soir. (Je détaille le déroulé d'une séance sur la page approche.)
Selon ce qu'on découvre ensemble, on peut avancer en séances à la carte ou inscrire le travail dans la durée avec le Parcours 21 jours — utile quand le sommeil s'est déréglé sur des mois et demande qu'on réinstalle de nouveaux repères, nuit après nuit. On choisit ensemble, jamais l'inverse.
Et si je n'arrive jamais à me détendre ?
C'est fréquent, et ce n'est pas un obstacle : l'hypnose ne demande pas de « réussir » à te détendre par la volonté. On part de là où tu en es, et la part qui reste en alerte est justement celle qu'on apprend à rassurer en premier.
Et si je m'endors carrément pendant la séance ?
Aucun problème, ça arrive — surtout chez les personnes en dette de sommeil. Le travail continue d'opérer, et c'est parfois le signe que ton système commence enfin à se sentir en sécurité pour lâcher.
En combien de temps vais-je mieux dormir ?
La plupart des personnes notent un premier mieux autour de la troisième séance. On avance sans engagement de durée — le sommeil ne se force pas, il se réapprend à ton rythme.