Je ne cherche pas à faire taire ce qui te dérange. Je cherche à comprendre ce qu'il protège.
La plupart des approches traitent le symptôme comme un ennemi à éliminer : l'anxiété à vaincre, l'habitude à casser, l'émotion à maîtriser. Moi, je pars de l'inverse.
Ce que tu vis n'est pas le problème. C'est une part de toi qui essaie, à sa manière, de te protéger d'une douleur plus ancienne. Maladroitement, parfois à tes dépens. Mais jamais sans raison.
Aucune partie n'est l'ennemie. Une part qu'on combat se défend. Une part qu'on écoute peut enfin baisser la garde.
Ouvrir la porte
Un état de détente attentive où l'inconscient devient plus accessible — là où la seule volonté consciente s'épuise. Ce n'est ni un sommeil, ni une perte de contrôle : tu restes là, présent, libre à chaque instant.
Savoir où aller
Le modèle IFS (Internal Family Systems) voit en toi non pas un bloc, mais un ensemble de parts : celles qui protègent, celles qui ont été blessées, et un centre calme et solide — le Self, qui n'a jamais été abîmé. Plutôt que de lutter contre tes symptômes, on va à la rencontre des parts qui les portent, avec curiosité et sans jugement.
Peu de praticiens articulent les deux. C'est précisément là que se joue la profondeur du travail.
La première rencontre est avant tout un échange. On prend le temps de comprendre ce qui t'amène, ton histoire, ce que tu cherches. Il n'y a pas forcément de travail hypnotique dès le premier jour si tu n'es pas prête : le rythme est le tien.
Ensuite, séance après séance, on apprend à écouter ces parts et à leur permettre de relâcher un rôle devenu trop lourd. La plupart des personnes ressentent un premier apaisement autour de la troisième séance. On avance sans engagement de durée.
Quelle est la différence entre l'hypnose et l'IFS ?
L'hypnose crée l'état de détente qui rend l'inconscient accessible. L'IFS, c'est ce qu'on y fait : rencontrer les parts intérieures et comprendre ce qu'elles protègent. L'une ouvre la porte, l'autre sait où aller.
Est-ce que je reste conscient pendant l'hypnose ?
Oui. Tu restes présent, tu entends tout, et tu peux interrompre quand tu veux. Ce n'est pas une perte de conscience.