Et si la cigarette n'était pas ton ennemie, mais une part de toi qui essaie de t'aider ?
La volonté, les patchs, une date butoir, la peur pour ta santé. Ça tient quelques jours, parfois quelques semaines — puis la cigarette revient, et avec elle, cette petite voix qui te dit que tu as « encore échoué ».
Tu n'as pas échoué. Tu t'es battue contre quelque chose qui, en réalité, essaie de faire un travail pour toi.
C'est une solution — maladroite, coûteuse, mais une solution.
Une part de toi s'en sert pour souffler, pour marquer une pause, pour relâcher une tension. Tant qu'on l'attaque de front, elle résiste — parce qu'on essaie de lui retirer son outil sans rien mettre à la place.
La plupart des méthodes te promettent d'« arrêter en une séance ». Je te propose l'inverse du combat : comprendre ce que la cigarette fait pour toi, et aider cette part à confier son rôle à autre chose. Quand le besoin se calme à la source, arrêter cesse d'être une lutte permanente.
Aucune partie n'est l'ennemie.
Tant qu'on s'en remet à la seule volonté, on lutte contre soi — et la part qui fume tient bon, parce qu'on cherche à lui retirer son outil sans rien proposer en échange. L'hypnose éricksonienne rejoint le geste là où il s'est ancré, en deçà de la décision consciente. L'IFS permet ensuite de rencontrer cette part qui fume, de reconnaître ce qu'elle t'apporte vraiment — souffler, faire une pause, relâcher — et de transférer ce rôle à autre chose, pour que le besoin tombe au lieu d'être réprimé. C'est le cœur de mon approche.
On travaille au cabinet de Gatineau ou en visio, partout au Québec.
Je ne te promets pas que tu n'auras plus jamais envie d'une cigarette après une séance. Méfie-toi de quiconque te le promet.
Ce que je peux t'offrir, c'est un accompagnement honnête, sans jugement, pour comprendre ce que la cigarette protège — et un travail sérieux, pour des personnes prêtes à s'y engager. Pas de tour de magie.
Beaucoup l'imaginent comme une « programmation » qui t'imposerait d'arrêter — ce n'est pas ça, et ça ne marcherait pas ainsi. L'hypnose n'est ni un sommeil ni un abandon : tu restes présent, tu entends tout, et rien ne se décide à ta place. On ne t'enlève pas la cigarette de force — on désamorce, avec toi, le besoin qui la rappelle.
Et si tu te dis « j'ai déjà essayé mille fois » : justement. On ne va pas refaire la même chose en plus fort. (Le déroulé d'une séance est détaillé sur la page approche.)
Ce travail se fait en séances individuelles (à la carte ou en pack), pas en programme auto-géré. C'est volontaire : arrêter de fumer demande que j'évalue avec toi, en direct, ce que la cigarette protège, et qu'on ajuste ensemble.
Peut-on vraiment arrêter de fumer en une seule séance ?
C'est ce que promettent beaucoup de méthodes, mais ce serait malhonnête de te le garantir. On travaille ce que la cigarette protège, et ça demande souvent plus d'une rencontre — pour un résultat qui tient, plutôt qu'un effet d'annonce.
Vais-je prendre du poids ou compenser autrement en arrêtant ?
C'est une crainte fréquente, et elle est juste : si on retire la cigarette sans s'occuper de ce qu'elle apaisait, le besoin se reporte ailleurs. C'est exactement pour ça qu'on travaille la part, et pas seulement le geste — pour qu'il n'y ait rien à « remplacer ».
Et si je craque après avoir arrêté ?
Un écart n'efface pas le travail. On regarde ensemble ce qui l'a déclenché — c'est souvent une part qu'on n'avait pas encore entendue — et on ajuste, sans jugement. Ce n'est pas un retour à la case départ.