Il n'y a rien à réparer en toi. Seulement quelque chose à accompagner.
Les vagues qui reviennent sans prévenir — au détour d'une chanson, d'une odeur, d'un geste. Le monde qui continue comme si de rien n'était, et toi qui ne sais plus très bien comment avancer dedans.
Et peut-être cette fatigue de devoir faire « bonne figure », alors qu'à l'intérieur, c'est encore à vif.
Ce que tu ressens n'est pas un symptôme à éliminer — c'est de l'amour qui ne sait plus où aller.
En toi, plusieurs parts cohabitent : celle qui a mal, et celles qui te protègent — qui te coupent parfois de l'émotion pour te permettre de tenir debout. Aucune n'a tort.
On ne va pas chercher à te faire « passer à autre chose ». On va faire de la place : écouter ce qui a besoin d'être entendu, et laisser à chaque part le droit d'exister, à son rythme.
Aucune partie n'est l'ennemie.
L'hypnose éricksonienne ouvre un espace de douceur où l'on peut approcher l'émotion sans être submergé — on s'en approche par petits pas, jamais de force. L'IFS permet d'écouter à la fois les parts qui souffrent et celles qui, en te coupant de la peine, t'ont permis de tenir debout jusqu'ici : on ne leur retire rien, on les remercie et on les allège. C'est le cœur de mon approche.
On avance entièrement à ton rythme. Au cabinet de Gatineau ou en visio, partout au Québec.
Je ne te promets pas de « tourner la page » — un deuil ne se referme pas sur commande, et te le promettre serait te mentir.
Ce que je peux t'offrir, c'est une présence et un espace où déposer ce que tu portes, sans qu'on te demande d'aller plus vite que toi. Au rythme qui est le tien, jamais le mien.
Si l'idée de l'hypnose t'inquiète : tu restes présent à toi-même à chaque instant, conscient, libre d'arrêter quand tu veux. Rien ne te sera imposé. Et s'il n'y a pas de travail hypnotique le premier jour parce que tu n'es pas prête, c'est très bien aussi.
Le deuil s'accompagne en séances individuelles, jamais en programme auto-géré. Si ta perte est récente, ou si la douleur te submerge, je t'accompagnerai d'autant plus en présence — et, si c'est utile, en lien avec d'autres ressources. On en parle simplement, à l'appel.
Vais-je devoir « oublier » la personne que j'ai perdue ?
Non. L'objectif n'est jamais d'effacer ni d'oublier. C'est de faire une place vivable à l'absence, pour que la peine cesse, peu à peu, de tout envahir — sans rien renier de ce lien.
Je ne pleure pas / je « fonctionne » : est-ce que je fais mon deuil de travers ?
Il n'y a pas de bonne façon de faire un deuil. Certaines parts te coupent de l'émotion pour te permettre de tenir, et c'est légitime. On ne les force pas — on les écoute, et le reste vient à son heure.
Y a-t-il un « bon moment » pour consulter après une perte ?
Le bon moment, c'est le tien. Très tôt, l'accompagnement se fait surtout présence et douceur ; plus tard, on peut approcher l'émotion autrement. Dans tous les cas, on part de là où tu en es.